histoire

Oscura organise des ateliers pour tout le monde, tout autour du monde.

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De Obscura a Oscura, les dix premières années…

en 1990 Oscura avait été inscrite en préfecture avec un B. On parlait d’Obscura.

Œuvre non orientée à l’origine, Oscura s’est présentée à nous comme un signe de reconnaissance au travers de la boîte. C’est la véritable première signature entre des personnes différentes. La boîte est la simple garantie d’aboutir à un travail fondé sur le même langage, plus fort et plus dense encore que la photographie – qu’à des titres divers – nous avions pratiqué avant.

A ce propos,  soulignons deux tendances qui ont constitué Oscura et dont la différence a été un moteur pour son évolution. Ces orientations trouvent leur origine dans deux pratiques qui s’articulent, dès le départ, autour de Nicolas Tourlière et Jean-Michel Galley fondateurs de l’association.
- celle des photographes professionnels ou qui ont choisi cette profession à partir de leur expérience avec Oscura
- les autres, pour qui le sténopé reste un outil au service d’une démarche éducative et sociale. Ce qu’ils tissent ensemble c’est une création artistique partagée et traversée par de multiples visions et intérêts.
Les 4 premières années consistèrent à pratiquer spontanément le sténopé en groupe ou individuellement,  sans stratégie à moyen ou long terme. Nombre de formations et d’ateliers à moyen terme (entre deux et six mois) aboutirent à la création spontanée de groupes, de « filières » ou d’associations : On peut citer les villes de Paris, Saint-Denis, Le Havre, Saintes, Laon, Reims et Arles qui ont propulsé le sténopé à l’échelon national.
En 1995, après la disparition de Nicolas Tourlière, Obscura fait place à Oscura. Une nouvelle entité se reforme autour d’Elisabeth, Jean-Michel, Frédéric, Pascal, Richard et le savoir-faire de l’atelier de tirage à façon  Jacques D, rue des Pyrénées.
Commençe alors une période d’approfondissement et d’élargissement des ‘’expériences’’ avec le Mali en 1996 et l’Espagne en 1997. Rubi et Bamako, engendrent une dynamique nouvelle, aux solutions circonstanciées et aux partenariats mieux articulés. De 1996 à 1999, par l’intermédiaire d’Elisabeth ainsi que de Jean-Michel et désormais de Gemma, Oscura s’engage dans une dynamique de projets à moyen terme, avec toute la volonté mais aussi toute l’approximation des défricheurs, pas à pas, les programmations ne portant pas au-delà d’une année.
Le cercle d’Oscura s’ouvre de nouveau avec  la dimension d’un réseau : Oscura Mali, Oscura Ibérica. De questions surgissent,  sur la signature collective et le besoin de reconnaissance, la relation de confiance et la stratégie d’échanges, l’implantation locale et l’itinérance, l’indépendance des actions et les ressources économiques, l’identification des compétences et le partage des tâches, la politique du long terme et les besoins de diffusion et de communication…
Débat contradictoire entre l’envie de s’identifier et celle de s’élargir pour renouveler les modes de reconnaissance entre nous.
Cette histoire esquissée, faite de personnes, d’unions et de ruptures, franchit une nouvelles étape avec Montgeron et Montpellier en 1999, le retour d’Elisa d’Afrique, l’ouverture du travail sur Marseille par La Ciotat et les rencontres de Cluny en 2000…

C’est le lancement de ‘’vues imprenables’’ ; Oscura est au singulier dans son oeuvre, plurielle dans son corps et sa croissance.

à suivre 2000/2010…