15 ans en 2005
En quinze années, Oscura s’est enrichie, pas à pas projets après projets. Tous ces projets ont la boîte en commun. Ils se sont fabriqués à plusieurs, fruits de rencontres entre des personnes, des associations, des curieux. « Patientes rencontres » en 1994 était l’intitulé de l’atelier de Chinon.
Faire un projet c’est respecter le long temps de pose du sténopé. Cette patience avec laquelle il faut faire un projet, est à la source de projets « sur mesure ».
Dans cet espace nous aimerions remonter loin dans notre histoire. Peu à peu, les ateliers du passé apparaîtront en image et en récits, ceux d’une mémoire collective. Chacun qui se souviendrait de quelque chose, est invité à y apporter sa contribution. Depuis 1990, bien avant la naissance de ce site, c’est loin… Les uns et les autres nous n’avions même pas Internet.
C’est une opportunité nouvelle, pour se rencontrer et se rencontrer de nouveau.
« Une promenade dans un port anonyme de Méditerranée, un port avec ses quais, ses ruelles et ses cours intérieures, ses parcs et ses grands ensembles, un port anonyme habité par des enfants et des mamans, des commerçants et des passants…
… Selon le promeneur, la marche va durer une ou deux journées, une semaine ou plusieurs mois, pour les auteurs, une année entière. Une année de rencontres entre artistes et citadins, une année passée dans la plus mince des histoires, le quotidien.
L’itinéraire ne suit pas de direction précise, c’est une flânerie, plus ou moins rapide, plus ou moins éclairée, chacun a tout le temps d’y allonger le pas, de s’y asseoir, de s’y endormir.
Le long du chemin, on peut reconnaître des étales, des mains, une fête, une façade ou un mariage, tout devient événement sans que rien ne soit décrit.
Il y a bien des mots et des dédicaces. Ce sont de simples confidences sur l’origine des images, sur la magie de la chambre noire dans laquelle a été fondée cette ville anonyme.
Ne cherchez pas à vous y retrouver, nous sommes en ville avec un sixième sens de l’orientation, avec un œil en plus… »*
*Ouverture du livre « Vues Imprenables »