Oscura est un être composé de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants... Chacun offre un moment de soi en créant une ou plusieurs images. Cette image est essentiellement un acte photographique en commun : on fabrique une chambre, on perce, on peint, on charge, on sort à la recherche d’un moment, on apprivoise les lieux avec l’autre. On cherche aussi ce que l’on fait là et qu’est-ce que faire une image aujourd’hui dans la lenteur, un vrai paradoxe face à l’appétit de vitesse.
On se retrouve à un carrefour, celui de l’apprentissage, de la culture, de l’artistique, de la littérature, du social, par et grâce à la maitrise du photographique ... de A à Z. Puis on va transmettre pour faire de l’image un langage. Chaque sortie, chaque projet, chaque ballade, chaque rencontre est unique tout en restant en partage. Mais l’exigence est toujours là. certes une boite et un trou c’est simple le sténopé, mais l’exigence est la garantie d’une expérience aboutie et d’un rêve réalisé. Parfois une première fois est une réussite, mais il peut y avoir un long chemin pour trouver la forme, la lumière, la profondeur, le temps voulu.
Au fil des années 7 apprentissages nous permettent de faire des images sans cadre mais dans un champ visuel à investir sans limite :
L’emboitement
On en passe par la fabrication d’une chambre noire
La surface sensible
Pour partager la matière photographique rien de tel que les papiers
Apprivoiser les lieux
La prise de vue coïncide avec la pose de la chambre, l’art de l’installation
Le corps repose
La pose devient pause. On travaille la maitrise des gestes et de l’expression du vivant
Les loges de la lenteur
l’acte photographique appelle une image-mouvement. Chacun l’expérimente par segment
Les grandes profondeurs
Sans lentille on implique différents plans et les variations de la profondeur de champ
L’évasion de l’anamorphose
La libre propagation des rayons de lumière trouble l’évidence, l’identité et se réinvente

