Partir de là où nous sommes et remonter aux sources du photographique puis en revenir. Les acteurs d’Oscura en « Allers-Retours aux Sources » tracent des hypothèses dans les histoires de la photographie en fabricant des images argentiques et des chambres noires de toutes tailles. De là ils interrogent les vues et les points de vue des photographes et de certains critiques. Ils adoptent des postures humanistes, surréalistes, abstraites, journalistiques, sociales, politiques ... Tous les publics s’associent, jeunes ou adultes, passants ou habitants, étudiants ou enseignants, chercheurs ou découvreurs...
Pour le Bicentenaire 2026-2027 la rentrée scolaire et universitaire est inaugurée par l’exposition « Oscura 1990-2026 Images Périphériques ». Se déclenchent des ateliers permanents dans les établissements scolaires et universitaires autour du Campus et sur Plaine Commune, avec un croisement aux Printemps des Humanités 2027. https://www.campus-condorcet.fr/fr/agenda/images-peripheriques-oscura-1990-2026
Des valorisations, performances, ateliers publics, recherches thématiques, expositions se poursuivent aussi à Perpignan, Rubi-Barcelona, Es Mercadal-Menorca, Napoli, Foresta, Casnigo, Cluny, bientôt Londres, Marseille et au-delà ! Toutes ces créations et ateliers seront rassemblés en une exposition-rencontre-performance à l’automne 2027 sur le Campus Condorcet ! (voir images ci jointes)
Les images présentées dans cette exposition sont issues du fonds d’Oscura. Ces images sont périphériques
– par la pratique du sténopé restée en marge de la photographie argentique et aujourd’hui numérique,
– par le partage qui les constituent collectivement tout au long du processus de fabrication,
– par les lieux le plus souvent loin des sentiers battus et des espaces lissés,
– par des usages marginaux de la photographie qui ne visent ni la ressemblance, ni la perte de repère, mais un passage de lumière à la limite du visible.
Depuis 1990, année du premier atelier dans la ville de Saint-Denis, les images résultent d’une lente fabrication, trouver la boite, la peindre, la percer, la charger d’une feuille sensible dans un laboratoire souvent improvisé, partir à la recherche d’une rencontre dans les quartiers ou les zones le plus souvent ignorés ou évités. Revenir révéler dans le laboratoire et donner une occasion de traduire des lumières inconnues sans chercher à les exhiber, ni les dévoiler tout à fait. Rester ainsi dans la périphérie des définitions et des cadres établis par ou pour les images.
A la fois singulière et signifiante, l’expérience d’Oscura est la conjugaison d’un certain militantisme et d’une connaissance intime des processus en œuvre dans la pratique de la photographie pour aller vers une Libre Photographie.
L’ensemble de la collection Oscura est à l’heure actuelle en dépôt au Musée de la photographie Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône qui a ouvert une exposition durant l’été 2024 « Oscura une pratique collective du sténopé ». La même année sortait un nouveau livre sur Oscura aux éditions du Bec en l’air, ouvrage présenté à Arles et au Grand Palais. Oscura reçoit le label du Bicentenaire en mars 2026

